Le vieux juif blonde d’Amanda Sthers [Service presse]

Le vieux juif blonde est classée « théâtre » mais en réalité, il s’agit plus d’un monologue d’une jeune femme un peu décalée, qui arrive à s’échapper de ses problèmes, fuir sa réalité en incarnant un vieil homme, rescapé des camps de concentration. C’est déconcertant : le monologue oscille entre la narration de la jeune femme et celle de l’homme. J’ai eu du mal à distinguer qui parlait : c’est une sorte de schizophrénie que le lecteur endure, sans que l’on nous guide pour comprendre le cheminement de pensée. Ça se lit vite et en même temps c’est assez déroutant. Je n’ai pas réussi à entrer dans cette histoire. Comparer l’histoire d’une jeune femme avec les terribles évènements que l’on connaît tous me paraît très ambitieux. J’ai été gênée autant par cette comparaison que par la narration. Je suis complètement passée à côté. Ce monologue a été mis en scène et je pense que c’est davantage dans ce format que cette histoire peut réussir à toucher le public.

Résumé éditeur

Sophie, une jeune fille blonde de vingt ans, issue d’une famille catholique et bourgeoise affirme être Joseph Rosenblath, un vieux juif rescapé d’Auschwitz, enfermé dans un corps qui n’est pas le sien.
Dans le magnifique monologue d’ Amanda Sthers, l’émotion contamine chaque réplique, et nous interroge sur notre propre identité. Tout semble lapsus, allusion, révélation. A l’ère des chocs et des confusions, un texte troublant et tendre sur le genre et les croyances.
«  Quand j’ai écrit  Le vieux juif blonde, j’avais vingt-six ans. J’étais enceinte de mon second fils, donc femme et homme à la fois, et prisonnière d’un corps qui ne me ressemblait plus. J’ai grandi entre plusieurs religions et cultures, et mon étrangeté est tricotée partout dans ce texte si personnel,  comment imaginer alors qu’il puisse devenir universel? Une multitude de thèmes se bousculent mais le propos central est de savoir si nous sommes obligés de ressembler à ce que notre enveloppe corporelle nous impose, si notre psyché est forcément en accord avec notre âge, nos traits, et notre sexe, si une jolie jeune fille blonde a le droit d’être profondément triste.  Ce monologue de théâtre dont le succès m’a dépassée a bouleversé ma trajectoire et ma vie. »

Éditions : Grasset

Nombre de pages : 80

Date de publication : 08/01/2025


3 réflexions sur “Le vieux juif blonde d’Amanda Sthers [Service presse]

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