Vous parler de mon fils de Philippe Besson [Service presse]

Philippe Besson nous offre encore une fois un roman coup de poing. Cette année, il parle d’harcèlement scolaire. L’actualité nous raconte la peine des familles des victimes, le plus souvent et malheureusement, lorsque celles-ci mettent fin à leur jour. On partage leur peine bien sûr, mais l’actualité en chassant une autre, on oublie et on passe à autre chose. L’auteur nous propose donc le récit d’une journée particulière : celle de la marche blanche d’un adolescent, Hugo, qui s’est suicidé après le harcèlement qu’il a subi au collège et malgré les nombreuses alertes de ses parents auprès du principal du collège.

L’auteur nous parle donc de l’impuissance des parents, du mur que représente l’administration scolaire dans sa globalité, le peu de référent à qui s’adresser pour signaler leur problème, le manque de prise de conscience de ce qu’est le harcèlement, non seulement des parents des harceleurs, mais aussi et surtout des harceleurs eux-mêmes. Sont-ils dans le déni, minimisent-ils ce qu’ils ont fait endurer à Hugo, prennent-ils la mesure de ce qu’ils ont fait ? La marche blanche est l’occasion pour le père, Vincent, de se remémorer les débuts du mal-être de son fils : des premiers soupçons de sa femme jusqu’à l’ultime geste de son fils.

C’est dur, triste, révoltant. Le roman étant relativement court, je l’ai lu en une journée, tellement on se sent pris par cette narration, fluide comme à son habitude, et prenante. C’est un roman qui j’espère portera et ouvrira les yeux sur ce qu’est véritablement le harcèlement, dans sa définition réelle et globale et en même temps multiple. A lire !

Résumé éditeur

« Je vous demande de vous mettre à notre place. Un instant. Rien qu’un instant. Votre enfant vient vous raconter l’humiliation, la persécution, le bannissement. C’est votre fils, votre fille, il a douze ans, elle en a huit ou quatorze. C’est la chair de votre chair, ce que vous avez de plus précieux au monde. C’est l’être que vous devez protéger, défendre, soutenir, aider à grandir. Et il vient vous avouer cela. Vous y êtes ? Vous la devinez, votre stupéfaction ? votre culpabilité ? votre douleur ? votre colère ? Ça vous envahit, pas vrai ? ça vous submerge, ça vous dépasse, ça vous anéantit. Et ça, ce n’est que le début. Que les toutes premières minutes. » 

Éditions : Julliard

Nombre de pages : 208

Date de publication : 02/01/2025

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Un soir d’été


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