
Le Cecil hotel à Los Angeles, est connu à travers le monde mais sa réputation n’est pas liée à son accueil ou son luxe : de nombreuses personnes ont été retrouvées mortes soit dans une chambre soit à proximité de l’hôtel. Récemment, une affaire a particulièrement marqué les esprits : une étudiante canadienne de 21 ans a été retrouvée dans un réservoir d’eau sur le toit de l’hôtel. La police a classé cette affaire et a conclu à un suicide mais beaucoup le contestent, et notamment, les enquêteurs amateurs du net. La vidéo de l’étudiante dans l’ascenseur de l’hôtel fait froid dans le dos : elle semble être effrayée et en même temps, elle a un comportement bizarre.
J’avais vu cette vidéo il y a quelques années auparavant, et un mystère demeurait à mon esprit : pourquoi cette foutue porte d’ascenseur ne s’est pas refermée. Comme il était suggéré à l’époque, cela relevait du surnaturel. La porte était bloquée, comme pour la piéger, pour l’obliger à quitter l’ascenseur. Elle finit par le faire au bout de quelques minutes. La vidéo ne s’arrête pas là et la porte se referme quelques minutes après. Effrayant, inexplicable, suspect oui, … mais dans ce livre, Sonya Lwu résout le mystère et a une explication toute simple à ça.
Tout cela, Sony Lwu, youtubeuse du crime que je suis régulièrement sur sa chaîne, nous raconte en détail cette affaire. Mais elle ne s’arrête pas à cela. D’autres affaires entourent cet hôte, avec entre autres l’affaire du Dahlia noir, les tueurs en série Richard Ramirez , Jack Unterweger,…
Après un gros travail de recherche, Sony Lwu nous raconte ces grandes affaires. Avec sa formation en psychologie criminelle, elle agrémente son livre de termes techniques comme elle nous habitués dans ses vidéos Youtube. On prend donc du recul sur tout ça pour éviter d’aboutir à des conclusions trop hâtives. C’est passionnant et ça permet d’avoir un autre champ de vision assez intéressant.
Avec ce livre, j’ai eu comme la sensation d’une succession de faits sans véritable lien entre eux. Les grandes affaires sélectionnée par l’autrice étaient souvent justifiées par elle, parce que le tueur aurait séjourné dans l’hôtel ou que la victime aurait bu un verre au bar de l’hôtel. Ces liens me semblent donc légers et peut surprendre d’autant plus que j’ai eu l’impression que Sonya Lwu « plaquait » les informations les unes aux autres et cela peut rendre la lecture indigeste, d’autant plus qu’il y a certaines redondances. J’avoue avoir survolé l’un des derniers chapitres qui ne m’a pas convaincu, un peu trop tirés par les cheveux, et je n’ai pas vraiment compris le réel intérêt de cette dernière histoire.
Malgré ça, ces affaires que je ne connaissais pas m’ont intéressées et ont suscité ma curiosité. Je connais pas mal de faits divers, américains ou français, curiosité très bizarre certes, mais qui me passionnent et en même temps me donnent pas mal de frissons. Tout comme les abonnés de Sonya Lwu, je connais donc les grandes affaires dans les grandes lignes et lis pas mal de livres portant sur ces affaires, dont celle du Dahlia noir. J’ai passé un bon moment de lecture : les faits divers me passionnant, ce livre ne pouvait que me plaire. Attention cependant, ce livre ne rentre pas réellement dans les détails et survole donc certaines affaires qui méritent amplement un livre par affaire. Ça me donne des idées de lecture pour approfondir tout ça.
Résumé éditeur
Youtubeuse true crime, psychocriminologue et reine du frisson, Sonya Lwu raconte l’histoire du Cecil Hotel à travers ses grandes affaires criminelles.
Un lieu à l’aura maléfique et fascinante.
Situé en plein coeur de Los Angeles, inauguré en grande pompe en 1924, le Cecil Hotel se mua, après la crise économique de 1929, en un repaire d’alcooliques, de junkies, de prostituées et de marginaux en tous genres. Dès lors, la mort vint souvent frapper aux portes de ses 700 chambres…
Théâtre d’une multitude de suicides, overdoses ou décès inexpliqués, le Cecil Hotel fut aussi lié à de célèbres affaires criminelles. Selon la rumeur, c’est là qu’aurait été vue pour la dernière fois en vie le Dahlia Noir, alias Elizabeth Short, retrouvée sauvagement assassinée en 1947.
Y logèrent aussi deux tueurs en série : Richard Ramirez, « le Traqueur de la Nuit », qui terrorisa Los Angeles dans les années 1980, et le journaliste autrichien Jack Unterweger, qui tua une dizaine de prostituées entre 1990 et 1992. Enfin, en 2013, le corps de l’étudiante canadienne Elisa Lam fut retrouvé dans un des réservoirs d’eau installés sur le toit.
Le Cecil Hotel est-il maudit ? Hanté ? Ce qui est certain, c’est que si un jour vous passez devant cet immense bâtiment de 14 étages, vous hésiterez à en pousser la porte…

Éditions : Robert Laffont
Nombre de pages : 288 pages
Date de publication : 21/04/2022 (chez Pocket depuis le 15 juin 2023)
Autre moyen de découvrir les affaires sur le Cecil Hotel : Bande-annonce officielle du documentaire sur Netflix du Cecil Hotel