
Résumé de l’éditeur
Comment Mathilde, la petite quarantaine ordinaire, s’est-elle retrouvée enfermée dans un « institut de repos » ? À quel moment la vie de cette pharmacienne mariée et mère d’un adorable adolescent a-t-elle basculé ? Sur les conseils de sa psy, Mathilde tient un journal où elle lui livre ses états d’âme, ses souvenirs d’enfance – la cruauté dont elle a fait preuve à l’encontre de son frère Charly – son quotidien chez les fous avec l’odieuse infirmière qu’elle a surnommée Moustache, ou encore sa rencontre marquante avec une certaine Daphné. Peu à peu, la parole se libère : Mathilde étouffait dans cette existence étriquée, se sentait transparente ; son cocon s’est fissuré, elle a perdu ses repères et explosé. Mais que s’est-il réellement passé ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ? Pourquoi son frère, qui a su tant de fois lui pardonner et être à ses côtés, est-il aux abonnés absents ? Qui est Daphné et quel rôle va-t-elle jouer ?
Une construction implacable et une chute inattendue.
Mon avis
Mathilde est enfermée dans ce que l’on appelle poliment une maison de repos. Pour faire ressortir ce qu’elle ressent, sa psychologue lui a demandé de coucher sur le papier ce qu’elle pense et les raisons pour lesquelles elle est là.
Le livre est comme une sorte de journal intime de Mathilde et jour après jour, elle laisse à sa psychologue des bribes des ses réflexions à propos des raisons de sa présence dans cette maison de repos mais également, ce qu’elle vit avec ses « colocataires ». Mathilde a beaucoup de mal à reconnaître ses troubles et le roman est donc construit sur des informations parsemées de chapitre en chapitre. Le lecteur ne comprend pas pourquoi elle est là. Elle laisse deviner qu’elle est là pour un burnout mais laisse planer un drame qu’elle révèle à la toute fin.
Les sentiments de Mathilde sont bien retranscrits. On la comprend mais il est vrai qu’on a du mal à savoir si ce qu’elle dit est vrai tout au long de la lecture car finalement, on ne se positionne que de son côté et on ne sait pas vraiment ce que ressent son entourage.
Il est d’ailleurs parfois assez frustrant de ne pas en savoir plus et les digressions de Mathilde rend la lecture addictive. On a envie de lui demander d’arrêter de passer du coq à l’âne. Mais la psychologue l’a encouragé à parler de tout ce qu’elle ressent. La lecture peut donc en être parfois ralentie par ce flot d’informations qui n’a pas forcément de lien avec l’intrigue principale.
Le personnage de Mathilde est pourtant assez cohérent. Elle suit un raisonnement qui fait que le lecteur capte des informations de plus en plus éclairantes au fil des pages. Mais il faut faire preuve de patience.
Pour ma part, j’avais deviné une partie de la fin mais dans les derniers chapitres seulement, si bien que l’auteure m’a bien eu. En repensant à ce livre, je comprends mieux certains passages que je n’avais pas compris comme la réaction de la famille qui me surprenait. Les sous-entendus de Mathilde sont parfois difficiles à déchiffrer.
En bref, ce fut une bonne lecture. Je regrette seulement que le rythme ne soit pas aussi soutenu que je l’aurais espéré.
Je remercie Netgalley et les éditions du Rocher pour cette lecture.
Ma note : 4/5
Éditions : du Rocher
Nombre de pages : 204
Genre : Littérature générale
Publication : 5 mai 2021
Pour en savoir plus :
Pour lire un extrait du livre : Plus immortelle que moi Éditions du Rocher (editionsdurocher.fr)
Le site de l’auteure : sophie henrionnet | Auteur
Cette lecture me fait bien envie.
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