Le dernier chapitre de Jean-Marie Palach

Mattéo reçoit un sms lapidaire de sa femme, Léa : elle ne rentrera pas à la maison, et elle ne répondra pas à ses messages. Ce sms lapidaire va ébranler Mattéo, mais va accepter de ne pas la rappeler. Il va tout de même contacter le père de sa femme et sa meilleure amie, sans succès. Pensant qu’elle reviendra un jour, il noie ses angoisses dans son projet d’écriture d’un roman. Ce projet le travaillait bien avant le départ de sa femme, et pour nourrir son projet, il fréquente des bars à la rencontre de personnes et de leurs histoires personnelles.

En lisant la 4ème de couverture, j’avais peur que ces rencontres soient le coeur du roman. Certes, ces rencontres vont jouer un rôle sur la suite du roman mais elles ne font pas un tout. Mattéo va se libérer de ses certitudes lors de ces rencontres et il va s’en servir pour prendre du recul sur sa relation avec sa femme.

J’ai fini ce roman depuis plus d’une semaine maintenant et j’avoue que j’ai remis à plus tard la rédaction de mon retour de lecture. L’auteur donne son avis, par l’intermédiaire de Mattéo, sur les critiques non fondées ou acerbes de lecteurs amateurs ou de romans sur la toile, pour lesquelles certains critiques amateurs se targuaient d’un avis très négatif, tout en parsemant ses critiques de fautes d’orthographe et de syntaxe. L’auteur réitère ces remarques en dénonçant le fait que certains lecteurs appréciaient des romans violents pour lesquels l’auteur n’avait aucune pitié pour ses personnages mais qui pourtant relevaient de tout petit détail, comme une station de métro de Paris n’existant pas sur la ligne en question. J’avoue que ces remarques sont les bienvenues : à force de faire des retours de critiques, je ne fais plus attention à ce que peut ressentir l’auteur du roman et je peux être parfois très négative sur un roman sans prendre de gant, et sans faire attention à mon orthographe ou autre.

Une référence à Jack London est apportée également dans le roman, sur le fait que les auteurs se doivent de ne pas rapporter des histoires vraies, dans l’écriture des romans, car souvent, la vraie vie peut être plus surprenante et difficilement rapportée pour être réellement crédible. Les lecteurs peuvent trouver l’histoire incroyable, trop peu crédibles pour qu’ils adhèrent à l’histoire. Alors, Jack London prenait des gants dans son écriture pour ne pas perdre ses lecteurs.

En dehors de cela, j’ai trouvé ce roman prenant, triste et parsemé d’humour parfois J’ai également apprécié ce roman, non seulement pour la belle histoire d’amour mais aussi pour l’écriture fluide et très fine de l’auteur. Ça se lit tout seul et une fois embarqué, difficile de lâcher le roman.

Résumé éditeur

Un jour, Mattéo, jeune trentenaire brillant, reçoit de Léa, la femme avec qui il pensait partager un bonheur conjugal absolu, un SMS laconique lui annonçant qu’elle ne rentrera plus chez eux et ne répondra à aucun de ses messages ou appels. Commence alors une enquête pour comprendre les raisons de sa fuite et une longue période d’errances nocturnes dans les bistrots parisiens.

Éditions : Daphnis et Chloé

Nombre de pages : 352

Date de publication : 24/10/2023


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